Caliope Escort Girl Glamour

Vous êtes nombreux à venir me voir et me parler de vos sentiments, de votre ressentis, de vos soucis.

Lorsqu’on vient me voir, on se lâche, il n’y a plus de paraître, on se relâche, de par la qualité des massages proposés puis, vous trouvez une écoute réelle et pour moi, chaque individu que je reçoit est important.

Donc, à force d’être à votre écoute, j’ai pu remarquer que beaucoup de questions ressortaient. Je soulève, du coup, dans ce tout premier article, la question de l’amour.

Mais d’abord, tomber amoureux, c’est quoi???

Attendez, je développe, je développe …  🙂

Parce que l’amour est fou, imprévisible, foudroyant, il peut frapper n’importe oû, n’importe quand .

Bien sûr, il y a le coup de foudre, brutal, sans appel, qui n’entraîne aucune tergiversation. C’est l’amour fou au premier regard, même si cet emballement, à l’instar du feu de paille, ne dure parfois qu’un court moment. Et puis il y a l’amour naissant qui, lui, prend son temps pour se dévoiler. Pas forcément moins prometteur, mais plus ambigu dans ses manifestations. C’est lui dont nous parlons quand nous glissons à l’oreille d’un ou d’une amie : « Tu sais, je crois bien que je l’aime…il/elle investit mon cœur, pas à pas, sans le brusquer »

Cette incertitude, loin d’invalider la force du sentiment, traduit une bataille en train de se livrer en nous. « Beaucoup d’éléments nous attirent vers l’autre – reconnaissance, confiance, sentiment de paix, de joie… – et presque autant nous en éloignent – peur d’être rejeté, de devenir dépendant, d’être envahi, de ne pas être prêt »

Bien souvent, en amour, c’est le corps qui parle le premier, même si nous nous efforçons d’ignorer les signes qu’il envoie. « L’anxiété entraîne une poussée d’adrénaline, qui provoque une accélération du rythme cardiaque, une transpiration excessive. Mais, en même temps, le sentiment amoureux, lui, libère de la dopamine, de la sérotonine, des endorphines, à l’opposé de l’adrénaline. Ces hormones de l’amour vont entraîner une dilatation des vaisseaux sanguins, qui donne des joues roses et, moins connu, colore le cou. Ces marbrures attirent le regard. Or, le cou est une zone de fragilité par excellence chez les humains. De façon très archaïque, quand nous tombons amoureux de quelqu’un, nous présentons à l’autre cette zone, en renversant la tête, preuve d’abandon et de confiance. »

Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas mon genre ! Et puis, c’est trop tôt, trop tard, trop… » Signe infaillible ou presque de l’amour naissant : la résistance que nous lui opposons. « Quand nous sommes en face d’un partenaire qui ne correspond pas à nos critères conscients, mais qui nous déstabilise inconsciemment, nous perdons pied. Dérouté, nous essayons coûte que coûte de revenir dans le droit chemin en nous raisonnant. » Ajoutons encore que, effrayé par notre désir, auquel, la plupart du temps, nous n’avons pas l’habitude de faire de la place, nous sommes tenté de fuir. Ce vertige s’accompagne d’un sentiment de panique : c’est bien beau tout ça, nous murmure une petite voix, mais si cela ne durait pas ? Autant devancer ce chagrin potentiel et fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.

Gardons-nous de nous inventer un conte de fées, au mépris du réel. « Des jeunes femmes me racontent que si leur partenaire ne leur dit jamais “je t’aime”, c’est qu’il n’y pense pas… L’aveuglement a des limites !. Beaucoup se croient amoureux de quelqu’un alors qu’ils sont simplement amoureux de l’amour. Dans ce cas, l’autre n’est là que pour combler une attente, un besoin. Comment savoir alors s’il s’agit d’amour ? Le sentiment échappe toujours au contrôle. Nous voilà dépassé, sans intelligence aucune, ni de la situation, ni de nous-même ? N’en doutons plus, nous sommes amoureux ! Aimer est l’expérience la plus intéressante de notre vie d’humain. Alors, laissons de côté nos résistances et laissons-nous emporter »,. L’amour naissant est du côté de l’aventure.

MAIS…

Amour, amour, je t’aime tant… Est-ce bien sûr ? Sommes-nous encore prêts à tomber amoureux, à nous laisser envahir par l’autre, à nous « oublier », dans une société qui assimile le lien sentimental à une dépendance affective ?

Un sentiment indispensable

Ces attitudes collent parfaitement au discours très contemporain centré autour du souci de soi : « Épanouissez-vous, devenez le meilleur, trouvez qui vous êtes, soyez bien avec vous-même. » Or, emprunter cette direction ne facilite pas la rencontre, car « tomber amoureux, c’est faire tomber les défenses, baisser la garde, ne plus se préoccuper de soi et accepter que l’autre devienne le centre de notre monde intérieur.

Pour surgir, le sentiment a besoin que nous nous déprenions de nous-même, que nous soyons prêt à nous laisser envahir par l’autre. « Que fait-il ? Que pense-t-il ? Où est-il ? » : des questionnements impossibles si nous sommes plein de nous-même. Et d’ailleurs, comment accepter de perdre notre souveraineté dans un univers où la nécessité d’être le meilleur est constamment mise en avant ? Pour certains, prendre le risque d’être rejeté par celui ou celle dont ils sont amoureux est inconcevable. Ils préfèrent être aimés plutôt que tomber amoureux tant ils craignent de dépendre de l’autre, d’en être oublié ou méprisé. L’amour leur apparaît comme un sentiment dangereux. Ils choisissent donc de s’en passer et compensent comme ils peuvent, par exemple en s’investissant et en grimpant dans la hiérarchie au travail.

Alors, serions-nous glacés ? Pas sûr, car les signaux sont contradictoires. Le marché de l’« âme soeur explose : sites de rencontres, réseaux sociaux sur le web, apéros de célibataires, speed dating… Et selon les psys, les plaintes liées à la solitude et à la recherche éperdue de l’âme soeur alimentent l’essentiel des monologues sur le divan. S’il y a souffrance et frustration, c’est parce que, au départ, nous sommes tous faits pour aimer et être aimés. Nous sommes « structurellement manquants. L’homme est ainsi fait qu’il a besoin de l’autre pour survivre, dès la naissance . Toutes les expériences ont en effet démontré que, même bien nourri et bien soigné, un nourrisson ne peut pas survivre sans donner ni recevoir d’amour.

Internet et les soirées facilitent les rencontres d’un soir. Mais à partir du moment où l’on enchaîne les relations dans une logique essentiellement sexuelle et consumériste, les chances d’aimer sont nulles parce qu’il ne reste aucune place pour les sentiments. Tomber amoureux nécessite des périodes de vide, des phases solitaires et mélancoliques, des épisodes « gris », tristes, ennuyeux. Aussi, ceux qui passent d’une personne à l’autre et qui occupent frénétiquement leurs pensées et leurs journées peuvent-ils difficilement éprouver ce sentiment.

Le discours commun, c’est de penser qu’il va de soi que l’amour triomphe dans l’harmonie sexuelle, que c’est l’horizon du bonheur. Mais c’est une pseudo-évidence que je vois démentie tous les jours Désir et sentiment ne fusionnent que sporadiquement. Et encore ! Certains n’arrivent toujours pas, malgré la libération sexuelle et l’évolution de nos sociétés occidentales, à lier amour et sexualité. l’amour et le désir ont en commun le manque, mais la grande différence, c’est que le désir ne connaît pas son objet. Il erre. L’opération de l’amour consiste à nous faire croire que l’autre est l’objet de notre désir ». Autrement dit, le désir est la flèche et l’amour la cible.

Seulement, quand le fantasme tombe, amour et désir, qui avaient pu fusionner dans un premier temps, se désolidarisent. Certains se disent alors trop vite qu’ils se sont trompés, que ce n’était pas le bon ou la bonne. Ils préfèrent changer de partenaire plutôt que d’accepter la chute du fantasme. Selon la philosophe et psychothérapeute Nicole Prieur, auteure de Petits Règlements de comptes en famille (Albin Michel), la recherche de l’idéal amoureux dans la rencontre est devenue obsessionnelle. Et elle provoque d’autant plus de ravages qu’elle s’est rationalisée : « Quand l’amour était la “cerise” sur le gâteau d’un mariage, nous attendions l’état amoureux, le prince charmant, la princesse qui pourrait nous rendre amoureux, comme en rêve, c’est-à-dire comme quelque chose qui appartient plus à l’irréel, au quasi-inaccessible. Aujourd’hui, l’amour est posé comme la donnée première de la rencontre, son fondement même, la condition sine qua non. Cet état est non seulement une réalité qui doit s’incarner, mais plus encore un idéal que certains / certaines veulent absolument atteindre. Et ils ont dressé un véritable cahier des charges : “Il faut qu’elle soit comme ça, il doit avoir tel sourire, et là, j’aurai des papillons dans les yeux.” Sauf que les papillons surgissent de l’imprévisible, quand on ne sait pas très bien, au juste, ce que l’on attend. »

Le malentendu vient aussi de là : de ce rejet de la surprise, du hasard de l’amour, de tout ce qui pourrait venir déranger notre petite organisation psychique. Certes, nous cherchons éperdument le mirage de faire un, l’illusion fusionnelle, l’union psychologique et corporelle, mais à condition de ne pas trop nous faire bousculer dans nos certitudes. Seulement, il est impossible de tomber amoureux sans accepter de renoncer à son petit confort.

ALORS …

Peut-on s’empêcher (consciemment ou pas) de tomber amoureux aujourd’hui ?

Quelle est la part du biologique dans le « coup de foudre » ? Elle est décisive. Nous sommes programmés pour tomber amoureux et assurer la survie de l’espèce. Au moment de la puberté, le cerveau, comme le reste du corps, reçoit un « bain hormonal » qui lui permet de mettre en place les récepteurs de l’ocytocine, hormone qui déclenche en nous attirance sexuelle et sentiment amoureux. Quand nous croisons un être du sexe opposé, notre cerveau capte et analyse les signaux visuels, sonores, olfactifs, sans que nous en ayons conscience. C’est grâce à cela que nous saurons si la personne face à nous est susceptible ou non de devenir un bon partenaire. La zone du cerveau impliquée dans ce processus est le système limbique, c’est-à-dire toute la zone préfrontale du cerveau, et en particulier l’amygdale.

Si ce processus se met en route chaque fois que je croise un homme (ou une femme), pourquoi est-ce que je ne tombe pas amoureuse / amoureux en permanence ? Parce que votre cerveau opère une sélection dans laquelle entre une myriade de critères dus à la taille ou la force physique, mais aussi à la culture, à l’éducation, à l’histoire personnelle de chacun. C’est alors que le biologique et le culturel se rejoignent… En fin de compte, le choix est plus réduit qu’on le pense.

Le désir sexuel seul pourrait suffire pour assurer la perpétuation de l’espèce… La perpétuation demande aussi l’éducation et la protection de l’enfant. C’est l’intimité sexuelle qui met en marche le processus de l’attachement assurant le lien du couple : en faisant l’amour, nous recueillons des informations qui nous permettent de savoir si le partenaire fera un bon parent. Et nous attachent à lui. Par-delà cet inévitable scénario, entrent en scène quantité d’événements qui rendent le sentiment amoureux bien plus complexe et expliquent que, jeunes ou vieux, hétérosexuels ou homosexuels, nous tombions amoureux : nous sommes d’abord du biologique, mais pas que…

 

 

 

 

 

 

One thought on “love, ect…

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